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Le MKSS: La lutte contre l’oppression en Inde

MKSS lutte pour la pleine reconnaissance et la bonne mise en œuvre des droits du peuple à l'éducation et à une vie (professionnelle) décente.
Le MKSS est une organisation populaire autonome de paysan·ne·s et d'ouvrier·ère·s lancée le 1er mai 1990, au moment où les mantras de « libéralisation, privatisation et mondialisation » (LPM) ont commencé à se répandre à travers l’Inde et les économies d'une grande partie du monde.
Le MKSS est une organisation populaire autonome de paysan·ne·s et d'ouvrier·ère·s lancée le 1er mai 1990, au moment où les mantras de « libéralisation, privatisation et mondialisation » (LPM) ont commencé à se répandre à travers l’Inde et les économies d'une grande partie du monde.

Le MKSS (Mazdoor Kisan Shakti Sangathan), dont le siège se trouve dans une hutte faite de pierre et de boue dans un village du centre du Rajasthan, s'engage à concrétiser la promesse collective d'une Constitution issue du mouvement national pour l'indépendance. Il utilise et renforce le mode d’actions non-violentes des mouvements politiques et sociaux afin d’exiger du pouvoir qu’il rende compte de ses actions.

Malgré des conditions économiques et sociales hostiles et défavorables, certaines des luttes fondatrices du MKSS ont inspiré et alimenté la diffusion de campagnes nationales et de mouvements sociaux pour le droit à l'information comme pour le droit au travail. Ces deux mouvements ont revendiqué les droits économiques, sociaux et politiques des citoyens ordinaires, et l'utilisation de la transparence et de la responsabilité axées sur la personne pour permettre l'émergence d'une démocratie participative. Une période d'intense engagement du peuple dans la politique et la législation a donné lieu à une série de lois fondées sur le respect des droits en Inde, notamment la loi novatrice du droit à l'information et la loi de garantie de l'emploi rural.

Cependant, dans l'Inde contemporaine, le gouvernement démocratiquement élu devient non seulement fasciste, mais utilise également les théories du marché de la mondialisation néolibérale pour justifier la suppression de la manifestation, de la dissidence, et pour étouffer les droits démocratiques du peuple. La Covid-19 a donné une excellente occasion à l'État d'exercer un pouvoir arbitraire et discriminatoire, exploitant la peur de l'épidémie et abandonnant des millions de travailleur·euse·s sans moyens de subsistance, sans nourriture, sans abri et sans le droit de retourner chez eux. Certains états ont suspendu les lois relatives au droit du travail et son régime de protection pour une période de trois ans sous prétexte de restaurer l'économie; même la sacro-sainte journée de travail de huit heures et le salaire minimum légal ont été éliminés. Tout cela a abouti au grave appauvrissement d’une grande partie de la société, qui a activement contribué au récit de la croissance indienne, en même temps qu’elle a assumé le poids de conditions de travail parmi les plus dures pour les travailleur·euse·s. Désormais, après avoir éhontémentsupprimé les droits fondamentaux, c'est le début d'une urgence économique. Les travailleur·euse·s sont renvoyé·e·s aux heures sombres qui ont précédé la révolution française.

L'Inde et le monde font face à une crise qui menace le récit historique qui a permis de comprendre les ressorts politiques et l’idéologie qui ont contribué aussi bien à la caractérisation de l'oppression qu’à la mobilisation pour y mettre fin. Cette crise fait suite à un déclin mondial catastrophique, dans lequel le totalitarisme, la destruction de l'environnement, les crises humanitaires et les inégalités sont en hausse. Pour chaque voix d’opposition dans le monde, il existe des lois et des politiques draconiennes qui répriment et fragmentent les communautés.

L'Internationale Progressiste s'organise à un moment critique où la solidarité transnationale des voix progressistes est impérative pour vaincre l'ordre actuel qui est économiquement, politiquement et socialement oppressif. Même les démocraties autoproclamées ont perdu leur objectif moral de protéger leurs citoyen·ne·s les plus faibles. Il est peut-être crucial pour nous tou·te·s de nous unir, en tant que forces progressistes, pour réimaginer un nouveau monde et concevoir des cadres d'action publique fondés sur l'égalité et la justice.

Available in
EnglishGermanPortuguese (Brazil)RussianSpanishFrench
Translators
Kristina Rothchild, Joanna Rothchild and Roxane Valier-Brasier
Date
26.05.2020

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