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Célébrations sur la Plaza Dignidad : des milliers de personnes fêtent le résultat du référendum au Chili

Dans une victoire écrasante, le peuple chilien a décidé de réécrire la constitution de l'époque de Pinochet.
Il y a une ambiance de joie sur la Plaza Dignidad alors que des milliers de personnes fêtent le résultat du référendum, avec le mot renace (« renaître ») projeté sur la tour Telefónica
Il y a une ambiance de joie sur la Plaza Dignidad alors que des milliers de personnes fêtent le résultat du référendum, avec le mot renace (« renaître ») projeté sur la tour Telefónica

Outre l'atmosphère de fête et les feux d'artifice, le mot renace (« renaître ») a été projeté sur la tour Telefónica en référence à la décision du peuple chilien d'écrire une nouvelle Constitution pour remplacer celle de 1980, héritée de la dictature militaire d'Augusto Pinochet.

Une affiche a également été accrochée : Plaza de la Dignidad, no olvidamos, 1973 ( « Plaza de la Dignidad, nous n'oublions pas, 1973 »), en référence à l'année du coup d'État qui a renversé Salvador Allende et au nouveau nom que la place a reçu au milieu de l'explosion sociale qui a commencé en octobre 2019.

Une foule de citoyens a défié le lourd siège de la police en tapant sur des pots et en agitant des drapeaux pour fêter sur la place emblématique de la capitale qui est devenue un symbole de la lutte pour un pays digne.

Pendant la célébration, des milliers de voix à l'unisson ont scandé le mythique Chili despertó (« Le Chili s'est réveillé ») et El pueblo unido jamás será vencido ( « Le peuple uni ne sera jamais vaincu »), qui sont devenus les slogans de la révolte populaire.

Atenea Ramírez, 68 ans, qui est venue à la Plaza Dignidad ce soir, l'a dit à l'Agencia Efe : "C'est de là que vient l'appel le plus politique de tous : que la dignité devienne une habitude. Ce que nous vivons aujourd'hui, c'est grâce aux jeunes, et c'est pourquoi nous sommes venus faire la fête".

Carlos Fuentealba, 54 ans, a déclaré : "Je suis ici pour célébrer le triomphe du peuple qui, pour la première fois, pourra rédiger une Constitution démocratique en exerçant sa souveraineté. C'est le début d'un nouveau Chili où les droits sociaux sont respectés".

Avant que les résultats ne soient connus, les carabineros, la police chilienne, avaient tenté de disperser un groupe essayant d'accrocher un drapeau, mais lorsque la police en uniforme s'est approchée d'elleux, elle a été repoussés par les manifestants.

Bien que la police ait répondu avec des canons à eau et des zorillos (véhicules de police qui tirent des gaz lacrymogènes, aussi appelés mouffettes), elle n'a pas réussi à disperser la manifestation croissante.

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Translator
Kristina Rothchild
Date
26.10.2020

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