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Congrès du peuple : « Mobilisation et pouvoir du peuple contre le fascisme et l’impérialisme »

Le Congrès du peuple réaffirme son rejet du capitalisme, du fascisme et du gouvernement d’Abelardo de la Espriella. Il défend le bien commun, la démocratie participative, le « Buen vivir » (« Bien vivre ») et les réformes populaires, afin d’établir le pouvoir du peuple et de protéger la vie.
Le Congrès du peuple a clôturé, ce dimanche à Bogotá, les travaux de sa 31e commission politique en réaffirmant son rejet catégorique du fascisme et de l’impérialisme, ce qui constituera son axe d’action prioritaire dans les mois à venir. Plus de cinq cents délégué·e·s d’organisations sociales venues de tout le pays ont participé à ce rassemblement, qui s’est tenu du 17 au 20 juillet.

Dans la déclaration politique adoptée à l’issue de ce rassemblement, le mouvement social a identifié le capitalisme comme le principal responsable des phénomènes d’exploitation, de dépossession et d’oppression ainsi que de la crise mondiale et a souligné l’incompatibilité de ce système avec la préservation de la vie. Il a également dénoncé l’offensive mondiale de projets politiques fascistes, représentés en Colombie, selon lui, par le gouvernement d’Abelardo de la Espriella.

Le Congrès du peuple a réaffirmé ses principes de défense de l’eau, de la terre et des territoires, comme étant des biens communs et non des marchandises. Il a, en outre, défendu la démocratie participative et le pouvoir du peuple comme étant des formes légitimes de l’exercice du droit à l’autodétermination.

Le « Buen Vivir » est également décrit comme un modèle de civilisation pouvant répondre à la destruction de l’environnement, et comme une économie fondée sur la solidarité, la coopération et la redistribution des richesses, au service de la vie. Le Congrès du peuple a par ailleurs réaffirmé son engagement en faveur de la souveraineté alimentaire et de l’unité du peuple, dans sa diversité.

Objectifs du Congrès du peuple

Les objectifs stratégiques poursuivis par les dirigeants du mouvement sont les suivants :

  • Une réforme agraire globale et populaire, permettant un accès démocratique à la terre et l’autonomie des petits agriculteurs ;
  • Une réforme globale et populaire des villes, pour remplacer le modèle actuel de ville marchandisée ;
  • Le développement du pouvoir du peuple, à travers l’organisation d’assemblées populaires et l’exercice de l’autodétermination ;
  • La défense du territoire et d’écosystèmes stratégiques ;
  • L’intégration de « Nuestra América » comme outil de lutte contre l’impérialisme.

Depuis 2010, le Congrès du peuple s’est établi comme une force majeure dans l’organisation de la mobilisation populaire et le développement de revendications collectives. À l’occasion de ce rassemblement, il a appelé les citoyens à se préparer et à s’équiper pour une lutte menée sur tous les fronts, tant analogiques que numériques. Il a réaffirmé le besoin de renforcer les mouvements anticapitalistes, anti-impérialistes et antifascistes, ainsi que la décolonisation et la dépatriarcisation des territoires.

« Pour défendre la vie, nos territoires, l’unité des peuples et le développement du pouvoir du peuple », a conclu le mouvement social à l’issue de trois jours de délibération dans la capitale du pays.

Available in
EnglishSpanishPortuguese (Brazil)GermanFrenchItalian (Standard)ArabicRussian
Translators
Sophie Blanco and ProZ Pro Bono
Date
07.08.2026
Source
Colombia InformaOriginal article🔗
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